Michaël Delafosse appelle à un traité d’amitié avec le Maroc

10-09-26 - 11:30
À l’occasion de la deuxième édition de « Cap sur le Maroc », le maire de Montpellier a appelé à franchir une nouvelle étape dans les relations entre la France et le Maroc. Une ambition qui se décline aussi à l’échelle de la métropole, avec des coopérations et des projets économiques dans des secteurs d’avenir.
Michael Delafosse
© C. Marson
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C’est au musée Fabre que s’est tenue, le 8 septembre, la deuxième édition de « Cap sur le Maroc ». Organisé notamment par la Métropole de Montpellier et le Consulat général du Royaume du Maroc, ce rendez-vous annuel réunit les acteurs économiques et culturels des deux pays.

Un traité d’amitié pour franchir une nouvelle étape

Au-delà des échanges économiques, c’est un message de politique internationale que Michaël Delafosse a souhaité porter. À l’ouverture de la rencontre, le maire de Montpellier et président de la Métropole a appelé à une nouvelle et décisive étape dans les relations entre la France et le Maroc. « J’invite le président de la République à signer un traité officiel d’amitié entre les deux pays. Ce genre de traité n’a été établi qu’avec des pays frontaliers. Ce serait le premier que la France signerait avec un pays hors de l'Union européenne, avec l’autre rive de la Méditerranée. » Un traité bilatéral qui pourrait être le point d'orgue de la prochaine visite d’État du roi Mohammed VI en France, suggère-t-il.

Des liens anciens

Cette prise de position intervient quelques semaines après la rencontre de haut niveau franco-marocaine des 15 et 16 juillet, à Rabat. Elle s’inscrit dans une relation franco-marocaine ancienne, faite de liens humains, culturels, économiques et institutionnels. « Montpellier est une ville amie du Maroc », affirme Michaël Delafosse, rappelant le jumelage de sa ville avec Fès depuis 2003, renouvelé l’an dernier, mais surtout la présence dynamique de la communauté marocaine à Montpellier. Deux de ses adjoints, Mustapha Laoukiri et Sophiane Mansouria, sont d’ailleurs nés au Maroc.

Le Maroc, terre de projets

Cette amitié se traduit par des coopérations, notamment par un programme consacré à la gestion de l’eau, engagé aux côtés de l’intercommunalité de la vallée de l’Arghen, dans la région de Souss-Massa.

La relation entre Montpellier et le Maroc ne se limite pas aux collectivités et aux échanges institutionnels. Elle se concrétise par des projets économiques, portés par des entreprises du territoire montpelliérain. Une dynamique favorisée par la politique volontariste du Maroc en faveur des énergies renouvelables, devenues des moteurs de sa transition énergétique et de son développement industriel.

Destination Dakhla

À Pérols, par exemple, MGH Energy développe à Dakhla le projet Janassim, une vaste unité destinée à produire des carburants de synthèse renouvelables, qui pourraient notamment contribuer à décarboner des secteurs difficiles à électrifier, comme l’aviation et le transport maritime. Le projet est actuellement en phase d’instruction par les autorités marocaines.

En 2025, MGH Energy s’est associé à l’Institut marocain de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles pour lancer DakH2A, un programme consacré à la capture directe du CO₂ dans l’air. « L’objectif est de pouvoir disposer directement sur place du CO₂ nécessaire à la fabrication des carburants de synthèse, en le captant dans l’atmosphère à proximité de l’usine. Ce programme est une brique dans la grande construction globale », explique Élodie Haté, directrice du développement des carburants renouvelables de MGH Energy.

Samir Rachidi (IRESEN) et Élodie Haté (MGH Energy)
Samir Rachidi (IRESEN) et Élodie Haté (MGH Energy) ont présenté leur collaboration à Cap sur le Maroc - © C. Marson

Le sport, autre secteur d’opportunités

Le sport constitue un autre secteur susceptible d’offrir de nouvelles opportunités aux entreprises montpelliéraines. Le Maroc prépare activement la Coupe du monde de football 2030. À Montpellier, cette dynamique peut notamment profiter aux entreprises de la sport-tech, de la vidéo et de la gestion des événements sportifs. La consule générale du Maroc à Montpellier, Lamiae Bennani, les a d’ailleurs invitées à se positionner sur ces nouvelles opportunités. Un marché potentiel pour des acteurs comme Vogo, spécialiste montpelliérain des solutions audio et vidéo pour le sport.


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